Le 5 mars 2020

Zoom sur des femmes qui font vivre la destination Côte Ouest Centre Manche

A l’occasion de la journée de la femme, le 8 mars, Côte Ouest Centre Manche Tourisme vous propose de découvrir quatre femmes qui s’activent sur la destination. Pour nous parler d’elles, nous leur alors avons soumis un rapide questionnaire de Proust. Laissons Christine, Céline, Sophie et Karen vous parler d’elles.

Christine

Le jardin de la Bosquerie à Auxais

Plus d’informations sur le jardin   http://bit.ly/2TpKPmT 

Si vous étiez une fleur ?
Ce serait un hellébore. C’est une fleur qui égaie mon quotidien tous les jours pendant l’hiver.Si vous étiez une saison ?
Ce serait le printemps. C’est une saison où tout renaît, j’ai tellement hâte, chaque année, de découvrir ou redécouvrir toutes les plantes (le débourrement, les bourgeons, les boutons des futures fleurs, les allées et venues des oiseaux…) Cette saison que l’on peut comparer à la naissance d’un enfant, ses premiers sourires, ses premiers pas….

Si vous étiez un arbre ?
Ce serait un chêne, qui représente bien notre bocage, qui est pour moi, un signe de maturité, de longévité… De plus, sa ramure est magnifique en hiver.

L’odeur que vous préférez ?
Celle des primevères. Mais il y en a bien d’autres, les roses également…

Parlez-nous de votre jardin, La Bosquerie !
Vaste sujet ! un endroit que j’ai créé au fil des années et que maintenant je fais découvrir aux personnes qui aiment les jardins, la nature…De belles rencontres en sont “”ressorties””. Ce jardin m’a permis de m’exprimer non pas verbalement, mais en travaillant la terre, en mettant en place des vivaces, des arbustes, des arbres mais aussi des légumes …tout cela sans produits toxiques. De belles découvertes par rapport à la nature, les plantes pouvant exister, les oiseaux, les insectes…la météo, les différences d’une année à l’autre, etc……Ce jardin m’a permis d’exprimer ma sensibilité. C’est un endroit où je passerais tout mon temps s’il y avait que cela à faire, c’est mon oxygène, une bouffée d’air pur, où tout ce qui me choque dans la vie s’efface momentanément… LA VIE TOUT SIMPLEMENT.

 

Céline

La petite violette (bijoux) à La Feuillie

Plus d’information sur La petite violette  http://bit.ly/38pyfba

Si vous étiez un bijou ?
Des Boucles d’oreillesSi vous étiez une pierre précieuse ?
La Pierre de LuneSi vous étiez une occasion d’offrir un bijou ?
La fête des mamansPlutôt or ou argent ? Or

D’où est venue cette envie de créer des bijoux ?
Créer est une réelle passion depuis mon enfance.

 

  Claire

Restaurant Les popines à La Haye

Plus d’informations http://bit.ly/39rjt58

 

Quel est votre plat préféré ?

Plat préféré (choix difficile je suis très gourmande !), les pâtes aux crevettes

Êtes-vous plutôt salé ou sucré ?
Je suis plutôt salé, même il m’est parfois très difficile de résister à du sucré à certaines heures !

Si vous étiez une épice ? le poivre

Parlez-nous de votre restaurant et pourquoi “Les Popines” ?
Je voulais créer un endroit cosy, cocooning et plutôt féminin. C’est en pensant à ma maman et ses amies que j’ai imaginé l’endroit, un lieu où elles auraient envie de se retrouver entre copines et passer un bon moment. Pour le nom cela vient de l’une d’elles. Petite elle n’arrivait pas à dire “copine” et disait “popine”. C’est resté et c’est comme cela qu’elles s’appellent entre elles. J’ai trouvé ce nom sympa et parlant pour la clientèle que je voulais toucher.

 

Karen

KAP (upcylcling) à Lessay

Plus d’informations http://bit.ly/39qaj99

 

Si vous étiez un accessoire de mode ?
Un sac. Parce qu’il en existe de toutes les formes, dans des matières très diverses, et parce qu’au delà d’être un accessoire qui apporte du style, il peut se décliner pour toutes les occasions : une soirée, le marché, le sport, un voyage… L’idéal : un sac fourre-tout qu’on peut utiliser au quotidien et une pochette coordonnée. On y range l’essentiel pour les sorties.

Si vous étiez une matière à recycler ?
J’adore les matières naturelles, brutes. Le chanvre est peut-être celle que je préfère travailler. À la fois parce que je ne détruis rien d’utile – plus personne n’a envie de dormir dans des draps rugueux, ou de stocker des lettres dans un ancien sac de tri postal – et parce j’aime les petits défauts des toiles anciennes, ils leur donnent tout leur charme, racontent une histoire. Un rapiéçage grossier par exemple rappelle une époque où les objets avaient de la valeur, où l’on réparait plutôt que de jeter.Qu’est-ce qui vous inspire ?
Tout commence souvent par un coup de cœur sur un textile : sa composition, sa couleur, son motif, peut-il être cousu ou non… En upcycling, la démarche de création est inverse : on part de la matière et on réfléchit à ce qu’on va en faire, c’est très stimulant. Le quotidien m’inspire lui aussi, je cherche à répondre à ses besoins en proposant des articles pratiques et durables.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous tourner vers la création ?
Une prise de conscience je crois, l’envie d’être plus autonome et plus raisonnée dans ma façon de consommer. J’ai réappris à faire les choses par moi même. Tricoter par exemple. Lorsque j’ai voulu doubler mon ouvrage avec du tissu, j’ai entrevu qu’avec une machine à coudre s’ouvrait une infinité de possibilités de création. Je me suis équipée, j’ai appris seule principalement, en suivant quelques cours aussi. J’ai découvert la magie qu’il y a à tenir entre ses mains l’objet qu’on avait imaginé, c’est addictif. Et quand ça plait aux autres, c’est très gratifiant, car on met une part de soi dans chaque création.

Pourquoi avoir pris le parti de l’upcycling ?
Par conviction qu’un autre mode de consommation est souhaitable, pour préserver nos ressources naturelles et humaines. Pour redonner de la valeur aux choses aussi : upcycler (surcycler en français) signifie réutiliser ce qui n’avait plus d’utilité en lui donnant une valeur supérieure. J’essaie de trouver un potentiel à chaque tissu délaissé. Par plaisir aussi ! Chiner, découdre, couper en optimisant chaque cm2… Ça demande du temps, il faut aimer ça. Et ça permet de réaliser des pièces uniques (ou de très petites séries) car la matière première existe en quantité limitée.